Thon rouge & quotas: intervention auprès du Ministre de la Mer

La semaine dernière, à l’Assemblée, j’ai assisté à l’audition de M. Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la mer et de la pêche.

Bien que membre de la commission des Lois, j’ai pu me rendre à son audition organisée dans le cadre de la commission des affaires économiques. Vous trouverez ci-après le compte-rendu synthétique réalisé par le service de la commission des affaires économiques:

« Je suis l’élu de Sète, premier port de pêche de la Méditerranée, vous comprendrez donc aisément mon intérêt pour le dossier de la pêche. Je rejoins les préoccupations formulées par mes collègues Marie-Hélène Fabre et Frédéric Roig au sujet du bassin de Thau et je serai très attentif à vos réponses sur la mortalité de l’huître.

Je voudrais aussi interroger le ministre sur la renégociation des quotas de pêche de thon rouge, et sur les équilibres subtils qu’il faudra sans doute trouver entre thonier senneurs, palangriers et plaisanciers. Quelles sont les perspectives d’une harmonisation normative à l’échelle de l’ensemble du bassin méditerranéen ? Enfin, quelle sera votre politique à plus long terme, au-delà des plans de sortie de flotte et du déchirage des bateaux, pour une profession qui n’aspire qu’à vivre dignement de son métier ? »

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Voici le texte de sa réponse: « en réponse à la question de M. Sébastien Denaja, je peux indiquer que, sur la question du thon rouge, la réunion de la commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique se réunira à Agadir au mois de novembre prochain et que les quotas français devraient revenir à un niveau normal. De fait, nous n’avons pas eu d’échos défavorables au sujet de la répartition de quotas.  Au sujet du bassin de Thau, cette question me ramène à celle qui m’a été posée par les professionnels, il faut réfléchir à un dispositif d’accompagnement car la situation est préoccupante. En ce qui concerne le déchirage des bateaux, il ne s’agit pas d’une politique de pêche per se ni d’une solution satisfaisante mais parfois d’une nécessité et les demandes demeurent nombreuses. Nous soutenons donc l’aide européenne au déchirage des bateaux. Par ailleurs, ce dispositif permet de recalculer la puissance nationale de pêche, favorisant par-là les négociations devant la Commission. »