Soutenir la filière viticole

J’étais présent hier au Conseil Général de l’Hérault pour une réunion avec les représentants de la filière viticole de la région.

Organisée à l’initiative de son vice-Président Henri Cabanel et animée par son Président André Vézinhet, j’étais convié à cette réunion avec les autres parlementaires héraultais.

Nous avons pu faire connaissance avec les nombreux représentants de cette filière (CNAOC, FDSEA, Jeunes Agriculteurs de l’Hérault, producteurs indépendants, Chambre d’agriculture etc.) et évoquer ensemble leurs inquiétudes et leurs attentes dans le cadre des discussions sur le projet de loi de Finances et de la Sécurité sociale (PLF et PLFSS 2013) au Parlement.

Avec une récolte 2012 faible en quantité, toute augmentation de la fiscalité fragiliserait en effet l’équilibre financier de leurs exploitations et mettrait en danger les centaines de milliers d’emplois que la filière représente.

Au cours de cet échange, ils ont évoqué quatre revendications essentielles à leurs yeux : le maintien du système actuel de taxation sur le vin, l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti, la préservation du montant de l’enveloppe actuelle de l’OCM viticole, à hauteur de 280 millions d’euros et le maintien du dispositif d’exonération de cotisations patronales prévue pour l’emploi des travailleurs saisonniers.

En tant que membre du groupe de travail sur la viticulture présidé par Catherine Quéré à l’Assemblée, et présent lors de la réunion qui s’y est tenue la semaine dernière, j’ai donc pu leur indiquer notre solidarité quant à leurs revendications sur le retrait, dans le projet de loi de Finances sur la Sécurité sociale, d’un amendement visant à augmenter la fiscalité sur le vin.

Ce soutien est légitime à plus d’un titre.

En effet, la filière représente aujourd’hui en France 500 000 emplois indélocalisables, directs ou indirects et rapporte 7 milliards d’euros d’excédent commercial, ce qui en fait le 2e solde exportateur bénéficiaire après l’aéronautique. Sachant que la récolte 2012 est la plus faible de ces trente dernières années (40,6 MHl, contre 55MHl en moyenne dans les années 2000), et qu’une exploitation viticole sur quatre a (déjà) disparu entre 2000 et 2011, nous estimons que le redressement de notre pays passe nécessairement par le soutien d’entrepreneurs qui participent de l’image d’excellence de la France et créé des emplois… indélocalisables.