Mon soutien aux distilleries vinicoles

Bel

Afin de prolonger mes échanges avec les acteurs du monde viticole, je me suis rendu à la disitllerie Bel aux côtés des conseillers généraux Pierre Guiraud et Michel Gaudy.

Composée de 21 collaborateurs à l’année et renforcée par une vingtaine de saisonniers (chauffeurs et opérateurs de production) durant la période des vendanges, la distillerie Bel possède sa propre flotte de camions, ce qui lui permet d’assurer quasiment l’ensemble de ses transports.

Forte de sa capacité de stockage de 63.000Hl et de 8.000 tonnes de marcs de raisins et grâce à sa batterie de diffusion de 25 cuves, elle peut traiter 300 à 350 tonnes de marc de raisins par jour ! Ainsi, 20.000 tonnes de marc de raisins et 15.000Hl de lies de vin sont collectés par an.

Implantée depuis près de 80 ans au cœur du vignoble languedocien, cette distillerie traite l’ensemble des sous-produits de la vinification (marc de raisin et lies de vin) provenant des exploitations viticoles et cave coopératives environnantes.

Sa direction est animée d’une volonté de développement pérenne de la distillerie et d’un souci constant d’innovation et de diversification nécessaire pour élargir son offre de services et de produits. Cet esprit de développement s’est notamment concrétisé en 2009 par le rachat du fond de commerce de la distillerie des Templiers (Pézenas) permettant ainsi de doubler ses quantités d’apports en matières premières.

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Malgré ce bel exemple, n’oublions pas que les distilleries vinicoles françaises sont fragiles !

La décision de supprimer l’obligation de livraison en distillerie aurait des conséquences extrêmement graves et pourrait entrainer la fermeture de nombreuses distilleries et la mise en difficulté, voire la disparition de filières utilisatrices en aval des productions de distilleries. Sur le plan environnemental, cette décision pourrait être catastrophique. Le ministère de l’écologie nous a d’ailleurs alerté à plusieurs reprises sur les risques liés à l’épandage du marc de raisin. Enfin, ce n’est pas rendre service aux viticulteurs qui demain devront gérer des déchets et non plus des sous-produits. L’immense majorité d’entre eux n’en font d’ailleurs pas la demande.

Pour toutes ces raisons, il me paraît primordial de maintenir le réseau des distilleries vinicoles françaises et les emplois qui y sont associés. Voilà pourquoi je suis intervenu en juillet dernier auprès du ministre de l’agriculture afin de réfléchir à un dispositif règlementaire qui permette de maintenir l’obligation de livraison en distillerie du marc de raisin et des lies de vin via un système de dérogations.

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