A Marseillan pour l’Assemblée Générale de la FNACA

DSC_0005webA l’invitation de son président départemental M. Martel et de son comité marseillanais, j’étais présent le jeudi 24 avril à l’Assemblée générale de la FNACA en présence notamment de son président national M. Guy DARMANIN, du Sous-Préfet de Béziers M. Nicolas DE MAISTRE, du Conseiller Général du Canton M. Sébastien FREY et du Maire de la commune, M. Yves MICHEL.

L’occasion pour eux de nous présenter leur motion, adoptée à l’unanimité, d’évoquer ensemble le bilan de leurs actions et de leurs revendications, dont l’inaliénable et imprescriptible droit à réparation.
Association française d’anciens combattants en Afrique du Nord fondée en septembre 1958 par Jean Jacques Servan-Schreiber, la FNACA est la première association nationale d’Anciens Combattants avec 358 505 membres et 3560 sections locales et départementales. Au niveau héraultais, la FNACA représente 4162 adhérents.

Dans mon intervention, j’ai souhaité évoquer ma fierté d’être à leurs côtés lors de cette assemblée générale départementale et témoigner de l’immense respect que j’ai pour eux. Respect pour eux et tous les Anciens Combattants qui les ont précédés pour défendre nos libertés et les valeurs fondamentales de la République, mais aussi respect pour mon histoire familiale.

Je leur ai dit également ma fierté d’avoir pu participer, cette année encore, aux cérémonies commémoratives organisées le 19 mars 1962 à Sète, tout en déplorant l’absence – inexcusable – de représentation des autorités cDSC_0002ommunales. C’est une triple insulte : à nos morts, à la loi et à notre histoire commune.

Il est vrai que la date du 19 mars ne peut pas être appréhendée de la même manière selon que l’on ait été appelés du contingent, rapatriés ou harkis. Pour les premiers, elle signifie la fin des combats, le retour en métropole auprès de leurs familles, pour les seconds, le 19 mars ouvre une période de déchirement, l’obligation de quitter leur terre natale et leurs racines. Enfin pour nombre de Harkis, le 19 mars a été vécu sur le mode tragique de l’abandon d’un Etat qui les avait sollicités et qu’ils avaient loyalement servi.

En dépit de la singularité de chacune de ces destinées individuelles et de la réception du conflit pour chacune des parties prenantes, il existe toutefois une mémoire commune.
C’est en effet le 19 mars que le Général Ailleret adresse à l’armée française un ordre de paix proclamant le cessez le feu suite aux accords d’Evian signés la veille. Ce fut, comme l’a dit l’historien Jean Lacouture : « le premier jour où la France ne fut en guerre avec aucun peuple et la fin d’une ère coloniale aux lourdes conséquences ». Si le 19 mars 1962 ne marqua malheureusement pas la fin réelle des hostilités, tant du fait des activistes de l’OAS que du FLN, il faut rappeler qu’à cette date, nous ne sommes en aucune manière amenés à commémorer un armistice, mais bien à nous souvenir et à nous recueillir en mémoire des victimes, civiles et militaires.

Cela étant, soucieux de respecter toutes les sensibilités et de contribuer à l’apaisement nécessaire, je participe également chaque année aux cérémonies commémoratives le 5 décembre.

Cette précision faite, j’ai répondu à leurs revendications, légitimes, lesquelles correspondent à de réels besoins sociaux en évoquant notamment l’action des députés de la majorité ayant permis la non-application du décret de septembre 2013 qui prévoyait une diminution de près de 20% de la majoration par l’Etat de la retraite mutualiste du combattant. Cet amendement, porté par Christian Eckert, et adopté le 12.12.2013 a permis d’augmenter les crédits destinés à la majoration des rentes mutualistes des anciens combattants et victimes de guerre.

J’ai ensuite rappelé les efforts consentis au programme Anciens Combattants du Projet de Loi de finances pour 2014, et ses 13 millions d’euros supplémentaires en faveur de la mise en place de mesures nouvelles (carte « à cheval » pour les anciens d’Afrique du Nord ; augmentation de l’aide différentielle pour les conjoints survivants ; amélioration de la prise en charge de prothèses de dernière génération ; augmentation de 6 % des crédits d’actions sociales de l’ONAC-VG.). Ces engagements témoignent du respect de la République envers ceux qui se sont battus pour elle.

En conclusion, j’ai évoqué l’importance de l’année de commémoration qui s’est ouverte cette année en leur précisant mon engagement pour le devoir de mémoire au travers du financement, par la réserve parlementaire, de la fresque sur les grandes guerres du XXème siècle réalisée par l’UDAC.

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