Un engagement national pour le développement de l’apprentissage

La semaine dernière, se sont tenues, à Paris, les Assises de l’apprentissage, qui ont réuni syndicats, organisations patronales, chambres consulaires et représentants des régions.

L’apprentissage souffre encore d’une réputation erronée, basée sur la vision d’une faible qualification des emplois et des formations. Nous avons donc besoin de valoriser l’apprentissage qui recouvre, au contraire, des réalités très diverses, et des niveaux de qualification allant jusqu’au post-bac. L’apprentissage répond à un besoin d’une autre formation, plus pratique, qui met en adéquation la formation et l’emploi auquel l’apprenti-e se destine.

Le Président de la République a ainsi fait des annonces fortes en faveur du développement de l’apprentissage :

  • Le rôle de l’Etat et des collectivités: ils doivent donner l’exemple. Aujourd’hui, trop peu d’apprentis sont présents dans la fonction publique, au nombre de 700. D’ici 2017, le gouvernement souhaite que l’Etat et les collectivités puissent accueillir 10 000 apprentis.
  • Prime de 1 000 euros aux entreprises de moins de 250 salariés et le double pour les moins de 11 salariés: la nouvelle prime de 1 000 euros pour les entreprises de moins de 50 salariés qui embauchent un premier apprenti, votée en juillet par le Parlement, s’appliquera finalement « à tout apprenti supplémentaire » et sera portée à 2 000 euros pour les TPE de moins de 11 salariés.
  • François Hollande veut affecter 150 millions d’euros aux CFA. Il entend porter le nombre de jeunes en apprentissage, dans les établissements publics d’enseignement de 40 000 à 60 000. La ministre Najat Vallaud-Belkacem a, à cet effet, adressé une instruction aux recteurs d’académies les invitant à élaborer des « plans de développement de l’apprentissage » destinés à augmenter de 50 %, d’ici à 2017, le nombre d’apprentis formés dans les établissements publics.
  • mise en place d’une cartographie pour que tous les gisements d’apprentissage puissent être exploités. De plus, les négociations de branche devront tenir compte de la nécessité de proposer des emplois aux jeunes. L’apprentissage fait partie des engagements que les entreprises doivent souscrire dans le cadre du pacte de responsabilité.
  • Le président de la république a également demandé à tous les acteurs de l’emploi de lutter contre des discriminations : nous devons palier à l’autocensure des filles qui estiment que l’apprentissage est une voie « masculine », il s’agit donc de promouvoir la mixité des métiers ; à la discrimination relative au lieu d’habitation et à l’origine qui restent des freins importants à l’embauche.

Pour aller plus loin, retrouvez le discours du président de la république aux assises de l’apprentissage, ainsi que le site du gouvernement.

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