Dans les médias : « Les actionnaires doivent décider de la rémunération d’un patron, selon Sébastien Denaja » (RTL, vendredi 20 mai 2016)

Sébastien Denaja était l’invité de RTL Midi, vendredi 20 mai 2016. Il y revient sur l’amendement qu’il va déposer au projet de loi Sapin II sur l’encadrement des salaires des grands patrons.

L’intégralité de cette interview

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En réponse à la polémique sur le salaire des grands patrons, le député héraultais souhaite déposer un amendement au projet de loi Sapin 2 pour rendre contraignant le vote des assemblées générales.

 Visionner cet article sur le site rtl.fr.

L’affaire du salaire de Carlos Ghosn avait déclenché une vaste polémique en France. Fin avril, les actionnaires avaient rejeté la rémunération du PDG de Renault à l’occasion d’une Assemblée générale. Mais le Conseil d’administration est passé outre cet avis consultatif en validant le salaire de 7.2 millions d’euros du chef d’entreprise de 62 ans. Le Medef a annoncé une révision de son code de bonne conduite, mais ne veut pas rendre contraignant le vote des assemblées générales des actionnaires. Pierre Gattaz, président du syndicat patronal, estime que c’est au Conseil d’administration d’avoir le dernier mot. Or c’est l’inverse que souhaite mettre en place le député socialiste de la 7e circonscription de l’Hérault, Sébastien Denaja.

Le député de 37 ans compte déposer un amendement au projet de loi Sapin 2, qui doit donner le dernier mot à l’Assemblée générale des actionnaires. « Avec une quasi-certitude, je peux vous dire que cet amendement sera voté », assure Sébastien Denaja, qui table sur une application dès l’automne 2017. Le député balaye les réticences de Pierre Gattaz, qui a déclaré qu’une telle mesure aurait des effets pervers sur l’attractivité de l’économie française. Il riposte en citant les quinze pays européens et les États-Unis – « l’une des premières puissances économiques du monde » – qui ont déjà recours à un tel système. « Je pense qu’il faut donner à monsieur Gattaz une vision plus large de ce qu’il se passe dans l’économie mondiale », ironise le député.

L’Assemblée générale des actionnaires, c’est le Parlement de l’entreprise

Sébastien Denaja

L’homme politique héraultais ne va pas jusqu’à légiférer sur l’encadrement du salaire des patrons. Selon lui, cette mesure n’aurait pas passé le barrage du Conseil constitutionnel, sauf à confier cette mission à un « constitutionnaliste génial ». « La logique que je suis avec cet amendement, c’est tout simplement une logique démocratique. L’Assemblée générale des actionnaires, c’est le Parlement de l’entreprise. Ce sont les patrons des patrons. C’est sont donc à eux de décider combien rémunérer les dirigeants« , conclut Sébastien Denaja, pour qui un grand capitaine d’industrie doit être capable de justifier sa rémunération auprès d’un actionnaire.

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